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La Brother 210

La portable japonaise des années 1970, souvent de couleur vive. Compacte, increvable, et bien plus simple à vivre qu’il n’y paraît.

Machine à écrire Brother 210
Brother 210 restaurée dans notre atelier français.

Une japonaise bâtie pour durer

Brother est né à Nagoya, au Japon, dans la machine à coudre. La marque s’est mise aux machines à écrire portables après la guerre et en a exporté par centaines de milliers dans les années 1960 et 1970. La 210 appartient à cette génération : un format compact, une carrosserie moulée, et une mécanique conçue pour être produite en grande série sans rien lâcher sur la solidité.

Ces portables japonaises ont beaucoup voyagé sous d’autres noms. Les grands distributeurs américains et européens les revendaient sous leur propre marque, avec la même mécanique dessous. C’est pour cela qu’on croise aujourd’hui des machines identiques badgées différemment, et que la 210 reste facile à trouver, donc abordable.

Ce que ça fait de taper dessus

La frappe est franche et le retour de touche net. Ce n’est pas une machine feutrée comme une grande portable européenne des années 1950 : elle est plus directe, un peu plus sonore, et c’est exactement ce que cherchent ceux qui veulent entendre qu’ils écrivent.

Le format joue beaucoup. Elle se pose sur un coin de table, se referme, se range. Pour quelqu’un qui débute, ou pour un adolescent, c’est le genre de machine qu’on n’a pas peur de sortir tous les jours.

Quelle Brother 210 choisir ?

La couleur est le premier critère, et c’est là que ces machines sont attachantes : orange, blanc, bleu, vert selon les séries. Ce sont des teintes d’époque, pas des repeints.

Le second critère, décisif en France, est le clavier. Selon le marché de destination, la même 210 peut être en AZERTY, en QWERTY ou en QWERTZ. La disposition est mécanique, elle ne se change pas. Nous l’indiquons sur chaque fiche, et un filtre permet de n’afficher que les AZERTY.

Ce que nous vérifions à l’atelier

  • Démontage de la carrosserie et nettoyage complet du segment, là où les marteaux se bloquent.
  • Dégraissage et relubrification des axes, réglage de la frappe et de l’interligne.
  • Contrôle du chariot : course, retour, cliquet de fin de ligne.
  • État du rouleau caoutchouc, souvent durci par le temps.
  • Ruban neuf posé, puis une page complète tapée, lettre par lettre.

Le bon ruban

Chaque machine part avec un ruban neuf posé. Le jour où il faudra le changer, nous vendons les rubans qui conviennent à ce modèle : toutes les bobines ne vont pas.

Voir le ruban compatible

Les questions qu’on nous pose sur la Brother 210

Combien coûte une Brother 210 restaurée ?

Le prix dépend de la série, de la couleur et de la rareté de l’exemplaire, jamais de la qualité de la révision : elles passent toutes par le même atelier. Les machines disponibles en ce moment, avec leur prix exact, sont juste en dessous.

La Brother 210 existe-t-elle en AZERTY ?

Oui. Comme presque toutes les machines de cette époque, la Brother 210 a été produite pour plusieurs marchés : AZERTY pour la France et la Belgique, QWERTY pour les pays anglophones et hispanophones, QWERTZ pour l’Allemagne et la Suisse. La disposition est mécanique, gravée dans les marteaux : elle ne se change pas après coup. Le clavier est donc indiqué dans le titre de chaque machine et sur sa fiche.

Est-elle prête à écrire à la livraison ?

Oui. Chaque Brother 210 est démontée, son segment nettoyé marteau par marteau, ses axes dégraissés et relubrifiés, sa frappe et son interligne réglés. Un ruban neuf est posé, puis nous tapons une page entière avant l’expédition. Elle arrive prête à écrire, sans rien à acheter.

Quel ruban pour une Brother 210 ?

Le ruban est le seul consommable, et il se change une à deux fois par an selon ce qu’on écrit. Toutes les bobines ne conviennent pas : nous vendons celles qui vont à la Brother 210, et la fiche de chaque machine indique la bonne référence.