Les modèles•Guide modèle
La Princess
La portable plate d’Augsbourg. Produite à partir de 1948 par Keller & Knappich, la maison devenue KUKA, et vendue dans toute l’Europe, parfois sous le nom Scheidegger.

Une allemande d’Augsbourg
Keller & Knappich fabriquait de l’acétylène et des phares d’automobile à Augsbourg depuis 1898. Après 1945, l’usine cherche de quoi tourner et se lance dans deux produits sans rapport : des métiers à tricoter circulaires et une machine à écrire portable, la Princess. La production démarre en 1948.
Les initiales de la maison, Keller und Knappich Augsburg, forment un nom qu’on connaît aujourd’hui pour tout autre chose : KUKA, l’un des plus gros fabricants de robots industriels au monde. Les numéros de série de la Princess dépassent les 400 000 au milieu des années 1960, ce qui en fait une portable très diffusée en Europe.
Ce que ça fait de taper dessus
C’est une plate. Le capot descend bas, la machine se pose sans encombrer un bureau, et la frappe reste franche : la mécanique est allemande, les marteaux reviennent nets et le chariot ne flotte pas.
Elle est plus lourde qu’une Hermes Baby et moins nerveuse qu’une Olympia SM. C’est une machine à laisser sortie sur une table plutôt qu’une compagne de voyage, et c’est précisément ce qui la rend agréable pour écrire longtemps.
Quelle Princess choisir ?
La gamme est numérotée : Princess 100, 200, 300, puis 400 et 500, avec des variantes vendues sous les noms Exemplar et Madame. Plus le numéro monte, plus la machine est équipée. Les 300 sont celles que nous voyons passer le plus souvent.
Le nom Scheidegger, qu’on lit parfois sur le capot à la place de Princess, ne désigne pas un autre modèle. C’est une marque de distribution : la mécanique dessous est la même Keller & Knappich. Comme toujours, le clavier départage, et il est indiqué dans le titre de chaque machine.
Ce que nous vérifions à l’atelier
- Démontage de la carrosserie et nettoyage complet du segment, là où les marteaux se bloquent.
- Dégraissage et relubrification des axes, réglage de la frappe et de l’interligne.
- Contrôle du chariot : course, retour, cliquet de fin de ligne.
- État du rouleau caoutchouc, souvent durci par le temps.
- Ruban neuf posé, puis une page complète tapée, lettre par lettre.
Le bon ruban
Chaque machine part avec un ruban neuf posé. Le jour où il faudra le changer, nous vendons les rubans qui conviennent à ce modèle : toutes les bobines ne vont pas.
Les questions qu’on nous pose sur la Princess
Combien coûte une Princess restaurée ?
Le prix dépend de la série, de la couleur et de la rareté de l’exemplaire, jamais de la qualité de la révision : elles passent toutes par le même atelier. Les machines disponibles en ce moment, avec leur prix exact, sont juste en dessous.
La Princess existe-t-elle en AZERTY ?
Oui. Comme presque toutes les machines de cette époque, la Princess a été produite pour plusieurs marchés : AZERTY pour la France et la Belgique, QWERTY pour les pays anglophones et hispanophones, QWERTZ pour l’Allemagne et la Suisse. La disposition est mécanique, gravée dans les marteaux : elle ne se change pas après coup. Le clavier est donc indiqué dans le titre de chaque machine et sur sa fiche.
Est-elle prête à écrire à la livraison ?
Oui. Chaque Princess est démontée, son segment nettoyé marteau par marteau, ses axes dégraissés et relubrifiés, sa frappe et son interligne réglés. Un ruban neuf est posé, puis nous tapons une page entière avant l’expédition. Elle arrive prête à écrire, sans rien à acheter.
Quel ruban pour une Princess ?
Le ruban est le seul consommable, et il se change une à deux fois par an selon ce qu’on écrit. Toutes les bobines ne conviennent pas : nous vendons celles qui vont à la Princess, et la fiche de chaque machine indique la bonne référence.
Nos Princess disponibles
2 exemplaires actuellement restaurés et prêts à écrire. Chacun est une pièce unique.

