Les modèles•Guide modèle
L’Underwood 315
L’Olivetti qui ne dit pas son nom. Une portable des années 1970, vendue sous une marque américaine, sortie des ateliers italiens.

Une Olivetti sous une plaque américaine
Underwood est l’une des plus vieilles marques de la machine à écrire, née à New York à la fin du XIXe siècle. En 1959, elle est rachetée par Olivetti. Le nom survit, l’usine non : à partir de là, les machines qui portent la plaque Underwood sont dessinées et fabriquées par l’italien.
La 315 est de celles-là, une portable des années 1970. Sous le capot, c’est la mécanique de la Lettera 31, la légère qui succède à la Lettera 32. Sur certains exemplaires, il suffit de décoller la plaque d’aluminium pour trouver le mot Olivetti moulé dans le plastique.
Ce que ça fait de taper dessus
Plus légère et plus plastique qu’une Lettera 32, la 315 assume son époque. Le toucher est souple, la course courte, le bruit plus sourd que sur les carrosseries métalliques de la décennie précédente. On tape vite dessus, sans effort.
C’est une bonne première machine : peu encombrante, facile à déplacer, sans les réglages délicats des grandes portables d’après-guerre. C’est aussi l’une des moins chères que nous proposions, à qualité de révision identique.
Quelle Underwood 315 choisir ?
La 315 se distingue surtout par sa couleur. Nous l’avons vue passer en vert, en bleu et en orange, dans les teintes pop que la décennie aimait. La mécanique, elle, ne change pas d’un exemplaire à l’autre.
Les numéros voisins, la 310 et la 319, viennent de la même période Olivetti-Underwood et se ressemblent beaucoup. Comme toujours, le clavier départage, et il est indiqué dans le titre de chaque machine.
Ce que nous vérifions à l’atelier
- Démontage de la carrosserie et nettoyage complet du segment, là où les marteaux se bloquent.
- Dégraissage et relubrification des axes, réglage de la frappe et de l’interligne.
- Contrôle du chariot : course, retour, cliquet de fin de ligne.
- État du rouleau caoutchouc, souvent durci par le temps.
- Ruban neuf posé, puis une page complète tapée, lettre par lettre.
Le bon ruban
Chaque machine part avec un ruban neuf posé. Le jour où il faudra le changer, nous vendons les rubans qui conviennent à ce modèle : toutes les bobines ne vont pas.
Les questions qu’on nous pose sur la Underwood 315
Combien coûte une Underwood 315 restaurée ?
Le prix dépend de la série, de la couleur et de la rareté de l’exemplaire, jamais de la qualité de la révision : elles passent toutes par le même atelier. Les machines disponibles en ce moment, avec leur prix exact, sont juste en dessous.
La Underwood 315 existe-t-elle en AZERTY ?
Oui. Comme presque toutes les machines de cette époque, la Underwood 315 a été produite pour plusieurs marchés : AZERTY pour la France et la Belgique, QWERTY pour les pays anglophones et hispanophones, QWERTZ pour l’Allemagne et la Suisse. La disposition est mécanique, gravée dans les marteaux : elle ne se change pas après coup. Le clavier est donc indiqué dans le titre de chaque machine et sur sa fiche.
Est-elle prête à écrire à la livraison ?
Oui. Chaque Underwood 315 est démontée, son segment nettoyé marteau par marteau, ses axes dégraissés et relubrifiés, sa frappe et son interligne réglés. Un ruban neuf est posé, puis nous tapons une page entière avant l’expédition. Elle arrive prête à écrire, sans rien à acheter.
Quel ruban pour une Underwood 315 ?
Le ruban est le seul consommable, et il se change une à deux fois par an selon ce qu’on écrit. Toutes les bobines ne conviennent pas : nous vendons celles qui vont à la Underwood 315, et la fiche de chaque machine indique la bonne référence.
Nos Underwood 315 disponibles
3 exemplaires actuellement restaurés et prêts à écrire. Chacun est une pièce unique.


